Plus de 300
personnes au chevet du pastoralisme,
des paysages et de la
biodiversité dans le Mercantour
Le Parc national du
Mercantour a reçu plus de 300 personnes, du 28 au 30 octobre
dernier, dans le Lycée régional de la Montagne de Valdeblore, à
l’occasion d’un colloque sur le pastoralisme, les paysages et la
biodiversité. Les relations très fortes existant entre ces domaines
ont justifié la tenue de ces trois jours de réflexion, de
dialogues, de découvertes de terrain. Scientifiques, gestionnaires
d’espaces naturels, organismes techniques pastoraux, éleveurs,
bergers… sont venus de tous les massifs montagneux de France mais
aussi d’Italie et de Suisse pour participer à une réflexion
inédite sur les interactions entre leurs activités : quelles
conditions l’alliance (reconnue par tous comme nécessaire) entre
les acteurs de la protection de l’environnement et ceux des
activités agricoles peut-elle se faire pour trouver les conditions
de la survie du pastoralisme, pour stopper l’érosion de la
biodiversité et pour maintenir la singularité des paysages ?
Alors qu’une grosse centaine de
participants était initialement attendue, cette participation record
a nécessité l’installation d’une retransmission des
présentations et des débats dans une salle annexe. Si les
partenariats tissés à l’occasion de ce colloque de terrain avec
de nombreux organismes du monde agricole comme de celui des espaces
protégés permettent d’expliquer en partie cette réussite, la
pertinence et le professionnalisme des intervenants et de leurs
présentations ont été essentielles. Enfin la situation alarmante
de l’érosion de la biodiversité, du déclin de l’activité
pastorale et de la banalisation des paysages expliquent également
cette fréquentation qui démontre la forte volonté -voire le besoin
de dialogue- de l'ensemble des acteurs concernés par ces questions.
Les débats ont permis de prendre
conscience du grand nombre de valeurs que tous les participants,
d’origines professionnelles pourtant diverses, partageaient. Il a
été également possible de convenir que les pastoralistes comme les
protecteurs de l’environnement s’accordaient sur de nombreux
constats concernant les effets bénéfiques ou plus néfastes de
l’activité pastorale sur la biodiversité. Enfin, des propositions
concrètes ont été faites (comme la mise en place d’un réseau
national « Pastoralisme et Biodiversité ») et des dates
ont été prises pour de nouveaux rendez-vous. C'est ainsi que ces
rencontres nourriront le dialogue initié par les Parcs nationaux
dans l'élaboration de leurs projets de territoire, à savoir les
chartes.
Les actes sont en cours de publication sur le site
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