Trail de la Cro Magnon

Réponses aux questions du public concernant le refus du Parc d'autoriser  le passage de la compétition Cro Magon en zone cœur de Parc

 Le Parc national du Mercantour tient à apporter quelques précisions sur la décision du directeur de l'établissement public de ne pas délivrer d'autorisation aux organisateurs du Grand Raid International de la Cro Magnon pour le passage dans le cœur de Parc de l'édition 2013 :

  • Le Parc est composé de 2 zones : le cœur du Parc, espace réglementée et la zone d'adhésion

PNM Coeur AOA
Le Parc national du Mercantour. En vert, la zone coeur de Parc, en noir la zone d'adhésion

  • La réglementation du cœur du Parc est prise en application de la loi du14 avril 2006 relative aux Parcs nationaux. Cette loi a été voté à l'unanimité des élus des 2 chambres.

  • En application de la loi de 2006, une projet de territoire, appelé « Charte du parc national du Mercantour » est en phase d'approbation au niveau national (décret du 1° Ministre) après avoir été validée par les élus du Conseils d'administration du Parc national le 30 mars 2012.

  • Dans la Charte, le cœur de Parc est identifié comme un espace d'émotion, de ressourcement et de découverte.

  • Le Parc national n'interdit pas l'organisation de la Cro Magnon. Cependant, comme toutes manifestations publiques (hors manifestation traditionnelle listée dans la Charte), son organisation doit rester exceptionnelle donc non périodique. C'e à ce titre que les autorisations pour le passage de l'itinéraire de ce trail dans la zone Cœur pour 2013 et 2014 ne pourront être accordées..

  • Dès 2011, le Parc a informé les organisateurs de l'évolution de la réglementation. Pour les accompagner dans la prise en compte de ces nouvelles disposition,s le Directeur de l'établissement a mobilisé ses équipes pour rechercher un nouveau tracé correspondant aux exigences de dénivelé et distance, évitant la zone cœur de Parc.

  • Rappelons qu'à l'exception de l'édition 2011, le Raid de la Cro Magnon a bénéficié d'une autorisation pour le passage en cœur de Parc de 2001 à 2012. malgré des difficultés déplorées à divers reprises (non débalisage, dépôts d'ordures, ..)

En tant que gestionnaire d'espace protégé, le Parc national a pour devoir de garantir la protection des patrimoines naturel et culturel du cœur du parc. Cet espace est entièrement accessible aux promeneurs. La pratique d'une activité de loisirs est donc pleinement possible sous réserve du respect de quelques règles simples pour garantir la préservation de ces richesses et la cohabitation avec les autres activités qui s'y exercent notamment l'agriculture, la gestion forestière et les visiteurs.

Pour les gestionnaires, l'incidence potentielle d'une manifestation sur les patrimoines du cœur s’analyse à l'échelle de l'événement mais aussi à celle de la somme des demandes adressées au Directeur du Parc. Chaque année, ce sont plus de 800 demandes qui sont traitées, que ce soit pour la circulation de véhicules à moteur ou des manifestations sportives. L'enjeu pour l'établissement du Parc est de trouver ce juste équilibre entre un espace de liberté, de découverte mais aussi de respect des enjeux de préservation et de cohabitation entre les différents usagers.

Pour plus d'information, vous pouvez consulter le projet de Charte du parc national du Mercantour. Vous y trouverez toutes les informations d'ordre réglementaire applicables au cœur du Parc.

Pour plus d'informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Du 7 au 11 juillet 2012, le Parc national du Mercantour et Mountain Wilderness, association nationale de défense de la montagne, ont célébré dix ans de fructueuse collaboration sur les opérations « Installations Obsolètes ». A cette occasion, plus de six tonnes d'installations militaires et agricoles obsolètes ont été évacuées de différents sites : sur la commune de Jausiers (Alpes-de-Haute-Provence) au lac des Sagnes, Granges communes et Restefond et sur la commune de Belvédère (Alpes-Marittimes) à la Cime de Tuor.

Une centaine de bénévoles de l'association âgés de 3 photo bénévolesà 83 ans, des gardes du Parc et des éleveurs locaux se sont relayés durant le week-end sur les abords du lac et les pentes occupées par le troupeau du groupement pastoral pour extraire des lignes de barbelés, des déchets de casernement et ménagers agricoles.
Le travail s'est poursuivi le lundi dans le quartier d'août du vallon des Granges Communes. Ce deuxième chantier a permis de démonter et rassembler une importante quantité de déchets métalliques liés à l'activité d'une ancienne carrière militaire destinée à fournir la matière première pour la construction des nombreux ouvrages défensifs situés aux alentours.
Enfin, les 10 et 11 juillet un ultime chantier s'est concentré sur le nettoyage de barbelés et ferrailles ancrés à la cime de Tuor sur la crête faisant le lien entre Vésubie et Roya, dernier site qui restait encore à traiter dans ce secteur.

Une météo clémente a rendu ces chantiers efficaces et agréables. Les participants, des « anciens » et fidèles de ce type d'opération, rejoints par des nouveaux, ont particulièrement apprécié la beauté des sites. Ils ont fait preuve d'une énergie et d'une motivation sans faille !

Les chantiers de démontage co-organisés par Mountain Wilderness et le Parc national du Mercantour ont débuté en août 2002 dans le secteur de la Vésubie avec deux tonnes de déchets prélevées. Depuis, allant de Vésubie en Ubaye en passant par la Moyenne-Tinée, ce sont 153 tonnes au total, en métal principalement, qui ont été arrachées du sol, conditionnées et acheminées vers les différentes déchetteries. Ce travail entrepris sur 10 ans correspond à 2 700 journées de travail/homme.

Ce rendez-vous annuel est très prisé par les adhérents de Mountain Wilderness qui se retrouvent à cette occasion pour préserver ou réparer l'environnement montagnard et découvrir des sites magnifiques. Dans cette traditionnelle collaboration, le Parc retire une expertise certaine et « la possibilité de réaliser l'irréalisable » comme tenait à le dire Albin Liborio, chef de secteur de l'Ubaye du Parc national du Mercantour.