Vallée de la Roya-Bévéra

Des montagnes aux aires méditerranéenes

Drainée par une rivière de 60 km de long, la vallée de la Roya qui s’étire le long de la frontière italienne vous convie à un voyage géologique. En quelques kilomètres, vous passerez du monde méditerranéen des oliviers à l’univers alpin des pins cembro. Les basses vallées de Roya – Bévéra offrent un paysage typiquement méditerranéen, aride et minéral. Le Parc enregistre d’ailleurs son altitude minimale à Breil (140 m) parmi les oliviers.

Il y règne une remarquable diversité de la faune et de la flore dans ce paysage marqué par l’érosion glaciaire et karstique où l’empreinte de l’homme est partout présente. Dominé par les 2872 mètres du Mont Bego, les hautes vallées  retiennent une multitude de lacs. L'action du glacier sur les roches du site (schiste et grès de couleur violette, orange, rouge ou verte) a produit des surfaces polies, lisses et très tendres, qui ont ainsi été particulièrement faciles à graver pour l'homme préhistorique. Les recherches archéologiques ont permis de répertorier quelques 4000 roches gravées à cette époque où près de 36 000 signes ont pu être inscrits dès les débuts du Néolithique. L'activité de gravure sur le site a perduré à l'ère contemporaine jusqu'en 1989, lorsque le site a été classé monument historique.

Terrasses d'olivier à Breil-sur-Roya

Terrasses d'oliviers vers Breil-sur-Roya (Photo PNM / DR)

 

A ne pas manquer

  • Vallée des Merveilles
  • Notre Dame des Fontaines
  • Le circuit de l’Authion et son panorama sur la partie orientale du massif du Mercantour qui plongent vers la Méditerranée.

Les Villages de la vallée

Tende

Un riche patrimoine naturel et culturel

Cité marchande sur la route du sel, Tende fut le siège d’une puissante corporation de muletiers. De cette période, est issu un riche patrimoine religieux ; la collégiale N.D. de l’Assomption, classée, de style gothique (fin XVe siècle), recèle des orgues des facteurs Serassi (1807). Outre les fortifications qui couronnent la ligne de crête en frontière avec l’Italie, le territoire de Tende comprend le hameau de Casterino, “porte” du Parc national du Mercantour.

Presque un tiers de cette commune, la plus grande des Alpes-Maritimes, est inscrit dans le Parc, ce qui confirme la richesse tant archéologique, avec la Vallée des Merveilles, que naturelle et paysagère de son territoire. En effet, en plus d’une flore rare et d’une faune variée, sont recensés près de 120 km de rivières et torrents poissonneux, ainsi que vingt-quatre lacs au pied de sommets frisant les 3 000 m d’altitude.

Site internet :www.tendemerveilles.com

Se distraire

Parmi les fêtes qui rythment l’année, la Saint-Éloi en juillet redonne vie à la route du sel, avec une cavalcade de mulets et leurs conducteurs en costumes traditionnels.

La Fête de la Saint Roch (saint patron des bergers) à la mi-août est une grande fête Paysanne l'occasion de retrouver les produits et artisanat local de la montagne.

Mais aussi : Le Musée des Merveilles dédié à la vallée des Merveilles et de Fontanalbe, l'un des plus importants sites de gravures rupestres d'Europe. Ouvert toute l'année, entrée gratuite.
Sans oublier de nombreuses animations, foires, expositions, concert tout au long de l'année.

Pour les amoureux des grands espaces, Castérino petit hameau situé à 1550 m d'altitude départ de nombreuses randonnées dans le Parc national du Mercantour et l'hiver domaine de ski de fond.

 

Tende (Photo de J. Sarrut/PNM)

Tende (Photo de J. Sarrut/PNM)

Saorge

Un royaume de l'art baroque

Étape sur le chemin ducal ou route du sel reliant Nice à Coni, Saorge se déploie en amphithéâtre au-dessus de la Roya.

Les hautes maisons des XVème et XVIIème siècles présentent une belle architecture ligure. Du lacis des ruelles obscures, émergent les clochers aux tuiles vernissées de nombreux édifices religieux classés, dont plusieurs chapelles de Pénitents. L’église Saint-Sauveur (XVème siècle) recèle un riche mobilier. Le couvent des Franciscains et son église, N.D. des Miracles, à la façade baroque datent du XVIIème siècle. Il abrite désormais un musée, le Monastère de Saorge, qui propose de nombreuses activités culturelles et des animations d'une grande richesse. La chapelle N.D. del Poggio est accompagnée d’un exceptionnel clocher roman lombard à six étages ; à l’intérieur, des fresques sont attribuées à G. Baleison.

Site internet :www.saorge.fr

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Outre la fête patronale et celle du Livre, deux autres ont pour support les productions ancestrales du terroir : les olives en avril et les châtaignes en novembre.
Les activités de nature se partagent entre la randonnée, notamment dans la vallée du Caïros, où les “casouns”, petites maisons au toit en voûte, ponctuent les champs, et les sports d’eaux vives sur la Roya, ainsi que le canyoning sur la Bendola.

 

Saorge (photo de PNM / DR)

Saorge (photo de PNM / DR)

Breil-sur-Roya

Le règne de l'olivier

Étape sur l’ancienne route du sel reliant le Piémont à la Méditerranée, Breil se niche au coeur d’une fertile oliveraie. Plantés sur les terrasses construites de main d’homme, quelque 26000 oliviers confèrent au village une ambiance méditerranéenne. Richesse d’hier et d’aujourd’hui, puisque la moitié de la production est pressée, tandis que l’autre fournit les “olives de Nice”.

Avec ses façades ocre et roses, ses décors en trompe-l’oeil, les tuiles vernissées de ses clochers, Breil est un fleuron de l’architecture ligure ; l’art baroque n’est pas en reste avec la spectaculaire église Santa-Maria-in-Albis, classée.

Site internet : www.breil-sur-roya.fr

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Plusieurs fêtes de village ponctuent toute l'année : Mej’Agoust, foires, expositions, Saint Bernard...

Avec un tiers de son territoire dans le Parc national du Mercantour, Breil propose de nombreuses randonnées.

La Roya, ses affluents et le plan d’eau sont des sites d’exception pour les sports d’eaux vives.

 
Le village de Breil-sur-Roya (Photo de J Sarrut/PNM)

Le village de Breil-sur-Roya (Photo de J Sarrut/PNM)

Moulinet

Entre Alpes et Méditerranée

Sur la route des Grande Alpes, Moulinet est un village aux maisons anciennes, niché dans un cadre de verdure. À l’écart et perchée au-dessus des gorges de Piaon, où s’engouffre la Bévéra, la chapelle romane N.D. de la Menour, site classé, est desservie par un escalier monumental.
Au-dessus de Moulinet, la forêt de Turini mêle de magnifiques pins sylvestres, hêtres, sapins, épicéas et mélèzes. Plus haut, se déploie le massif de l’Authion, équipé de fortifications ; sa position stratégique lui a valu d’être le théâtre de violents combats lors du repli de l’armée allemande en 1945.

Site internet : moulinet.net

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La boucle de l'Authion est un itinéraire essentiellement routier se déroulant pour partie en zone coeur du Parc national du Mercantour. Des guerres napoléoniennes au dernier conflit mondial, le site de l’Authion rappelle par ses nombreux forts ruinés (Mille Fourches, Plan Caval, la Forca, pointe des Trois Communes) les tragiques faits d’armes qui s’y déroulèrent. Aujourd’hui le plateau de l’Authion se prête particulièrement à une promenade familiale à vélo.

Située sur une boucle de randonnée proche du village, la chapelle Saint-Michel est en retrait d’un éperon dont l’escarpement domine directement le village actuel.

La glacière du Seuillet correspond à un des sept sites de production et de stockage de glace sur le territoire de Moulinet. De formes circulaires, creusées dans  le  sol,  elles  constituent  une  sorte  de  puits  en  pierres séches.

 

 
Le village de Moulinet (photo de A. Faure/PNM)

Le village de Moulinet (photo de A. Faure/PNM)

Sospel

Une histoire vieille de 3000 ans

La prospérité de Sospel coïncide avec les grandes heures de la route du sel entre Nice et Coni : par le péage du Pont Vieux (XIIIe siècle), passaient des milliers de mulets. Au XVIIIe siècle, sous l’autorité savoyarde, les poètes de cette cité de trois mille habitants y créent l'“Academia degli Occupati”.

Parmi les réalisations de l’art baroque, la cathédrale Saint-Michel, classée, est la plus grande des Alpes-Maritimes ; elle recèle un retable attribué à F. Bréa. Devant, la place Saint-Michel est couverte d’une superbe calade. Aux confréries des Pénitents, est due, notamment, la chapelle des Pénitents Blancs du XVIe siècle, classée.

Site internet :www.sospel-tourisme.com

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Sospel mêle les genres : récitals d’orgues, processions religieuses et concours d’épouvantails ont lieu dans ce village haut en couleurs. En été, outre les promenades dans le bassin de Sospel, le fort Saint-Roch, appartenant à la ligne Maginot, propose deux musées, et les fortifications du mont Barbonnet, des visites guidées sur la bataille des Alpes de juin 1940. Ensoleillement, conditions aérologiques et dénivelés créent des “spots” de vol libre réputés.

 
Les façades colorées de Sospel (Photo de JM Cevasco/PNM)

Les façades colorées de Sospel (Photo de JM Cevasco/PNM)

Vallée de la Vésubie

 Un paysage cerné par des sommets à plus de 3000 m d'altitude

Affluent du Var, la Vésubie, rivière torrentueuse, coule dans une vallée à l’aval fermée par des gorges et à l’amont sculpté en auge par les glaciers quaternaires.

Les oliviers de Lantosque cèdent vite la place aux paysages alpestres. Autour de Turini et de Saint Martin Vésubie règne la forêt montagnarde. Dans les vallons de la Gordolasque, de la Madone et du Boréon, les mélézins mènent aux lacs glaciaires, enchâssés dans la pelouse alpine et cernés par les parois des cimes, où s’accrochent des névés en été.

A moins de 40 km de la Méditerranée, la Vésubie offre des paysages de haute montagne avec des sommets dépassant les 3000 m d’altitude, telle la cime du Gélas culminant à 3143 mètres !

Une diversité de paysages et de vie sauvage qui en vaut bien le détour ! Promeneurs, randonneurs et alpinistes, il y en a pour tous les goûts.

La Gordolasque

Paysage dans la vallée de la Gordolasque (Photo de P. Richaud/DR)

 

En savoir plus :

consultez le site du Pôle Touristique de la vallée :
www.vesubie-mercantour.com

A ne pas manquer

  • Balade au Boréon ou à la Madone de Fenestre avec l'e-coguide



Les Villages de la vallée

St Martin Vésubie

Au coeur du Mercantour

Au confluent du Boréon et de la Madone, duquel naît la Vésubie, Saint-Martin rassemble ses maisons alpines et ses sanctuaires, notamment l’église de l’Assomption avec des panneaux attribués à L. Bréa, la chapelle baroque des Pénitents Blancs et celle des Pénitents Noirs du XVe siècle. Au début du XXe siècle, la bonne société niçoise se rendait en villégiature estivale dans la "Suisse niçoise”. Car, ici, le massif du Mercantour révèle toute sa diversité : celle des paysages, celle de la faune, celle de la flore qui, aujourd’hui, en font une “porte” du Parc national du Mercantour et un centre d’activités de pleine nature.

Site internet :www.saintmartinvesubie.fr

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L’été est le temps des grands concerts et des expositions, des fêtes du pain, du cheval, du bois avec concours de bûcherons... C’est aussi celui des randonnées dans les vallons du Boréon et de la Madone de Fenestre avec le pèlerinage de juin, ainsi que de la pêche dans les torrents et lacs.

En hiver, outre le ski alpin à La Colmiane, le ski de fond au Boréon et le ski de randonnée révèlent la magie du Mercantour.

La Madone de Fenestre, St-Martin-Vésubie

La Madone de Fenestre (Photo de G. Lombart/PNM)

Belvédère

Vers le toit du Mercantour

À l’entrée de la vallée de la Gordolasque (en Vésubie), Belvédère le bien nommé est un village ancien qui a subi bien des vicissitudes au cours de son histoire. Les maisons élevées, dotées de séchoirs sous les toits de tuiles canal, sont caractéristiques de l’habitat alpin piémontais.
L’église baroque Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIIe siècle) est dotée d’un clocher carré. L’élevage bovin et ovin, toujours actif, est raconté par le musée du lait ; s’y ajoutent aujourd’hui, un élevage de chevaux de Mérens et de l’apiculture.

Site internet :www.mairie-belvedere.fr

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Le festin du Rosaire ou “fête du Brous” pour le retour des bergers, la Saint-Blaise et la Saint-Pierre-et-Paul sont des fêtes chaleureuses.

Les randonnées dans le Parc national du Mercantour à partir de la vallée de la Gordolasque se déroulent dans une ambiance de sommets escarpés (dont le Gélas de 3143m, point culminant des Alpes-Maritimes) de lacs et de cascades ; des itinéraires conduisent à la Vallée des Merveilles.

En hiver, les skis permettent de pénétrer une nature sauvage.

La Gordolasque

Près du pont du Countet dans la vallée de la Gordolasque. Au fond à droite, Roche Garbière, (2404 m). (Photo de F. Guigo/PNM)

La Bollène Vésubie

Une agréable villégiature

La Bollène-Vésubie occupe un mamelon dominant la rivière. La disposition en enceinte des maisons élevées est caractéristique de l’habitat alpin piémontais. La belle église Saint-Laurent, de style baroque, mérite une visite.

Au fil des décennies, La Bollène a su développer “l’image de marque” d’une station de villégiature qu’elle pérennise aujourd’hui, aussi bien en été qu’en hiver, avec la station familiale de sports d’hiver de Turini-Camp d’Argent. Ce qui n’empêche pas la relance de l’activité agricole avec l’installation d’éleveurs qui fabriquent des fromages de vache, de chèvre et de brebis.

Site internet : www.labollenevesubie.fr

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La Saint-Laurent et la Sainte-Réparate reviennent chaque année. Connue pour la variété et la qualité de ses essences, la forêt de Turini permet de belles promenades couronnées, à l’automne, par la cueillette de champignons, selon un quota défini par la mairie.
Les randonnées dans le Parc national du Mercantour, notamment sur le plateau de l’Authion dont les forts furent l’enjeu de combats lors de la seconde guerre mondiale, offrent de magnifiques panoramas, du Mercantour à la Méditerranée.
L’hiver donne la priorité aux champs de neige de la station et le rallye Monte-Carlo exerce une forte attraction.

La Bollène Vésubie

Le village de la Bollène-Vésubie (Photo de E Lebouteiller/PNM)

Vallée de l'Ubaye

Au cœur des Alpes « sèches »

Entre Provence et Dauphiné...

La vallée de l’Ubaye, la plus au nord du Mercantour, est au carrefour du Dauphiné, de la Provence et de l’Italie. Elle appartient au département des Alpes de Haute Provence.
Protégée des vents par son relief, on y compte jusqu’à 300 jours de soleil et seulement 700 mm de précipitations par an ! De quoi vous assurer vos randonnées ensoleillées !

Des paysages et un patrimoine d'une grande richesse

Les glaciers et les rivières ont creusé de larges terrasses créant des habitats variés qui ont favorisé l’implantation d’une abondance d’espèces animales et végétales. Le contraste des paysages est frappant entre la longue cuvette de Barcelonnette et les vallées suspendues, marchepieds vers les plus hautes cimes de la vallée. Les nombreux cols ont joué un rôle important en tant que voies de communication comme dans l’histoire militaire de la France. On peut encore voir de nombreux vestiges de forts, de vigies désormais inutiles et muettes, surveillant des crêtes vides d’ennemis et peuplées des seules ombres furtives du gypaète barbu, du bouquetin, de l’hermine ou du lagopède.

Pour en savoir plus :

Vallée de l’Ubaye, site de la communauté de commune de la vallée de l'Ubaye
Site internet : www.ubaye.com

lac du LauzanierLe lac du Lauzanier (Photo de R. Estachy/PNM)

Retrouvez la vallée de l'Ubaye à travers la présentation de la vallée par la Communauté de Communes de la Vallée de l'Ubaye :

 

A ne pas manquer

  • Vallon et lac du Lauzanier
  • Fort de Tournoux
  • Vallon du Bachelard

Les Villages de la vallée

Larche

Une exceptionnelle richesse floristique

La situation géographique de Larche au pied du col de Larche - ou de la Maddalena - (1948 m) explique ses heurts et malheurs. D’une part, la commune lui doit l’exceptionnelle richesse floristique du vallon du Lauzanier, classé réserve naturelle dès 1936, richesse à l’origine d’un projet de jardin alpin. Les chardons bleus poussaient alors sur une centaine d’hectares, formant “la mer”. D’autre part, sur le chemin des troupes allemandes en retraite pendant la seconde guerre mondiale, les villages de l’Ubayette furent complètement détruits ; la chapelle de Maison-Méane symbolise l’effort de reconstruction qui anima toute la vallée.

Site internet : pas de site actuellement

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Outre la fête patronale du 15 août, la restauration de N.D. des Lumières devrait, à l’avenir, permettre la reprise d’une fête annuelle au lac du Lauzanier en juillet ; en juillet aussi, le fête annuelle de Sainte-Marie-Madeleine à Maison-Méane.
Les gîtes ruraux de qualité sont le point de départ de belles randonnées vers le vallon du Lauzanier, le lac de Roburent niché versant italien ou la forteresse de Viraysse, la plus haute des Alpes (2 772 m).
En hiver, la pratique du ski nordique et de randonnée conduit au coeur des paysages somptueux de l’Ubayette.

 

Vallée de l'Ubayette et col de Larche

La vallée de l'Ubayette, au centre, le col de Larche. (Photo de F. Breton/PNM)

Uvernet-Fours

Entre tourisme et pastoralisme

Avec ses gorges et ses cascades, ses mélézins et ses pelouses, le Bachelard est une vallée alpine dont la Route des Grandes Alpes consacre la beauté. Jadis, la vie y fut rude à cause du climat, de la pente et de l’isolement, et nombre d’enfants du pays émigrèrent.Aujourd’hui, les deux communes d’Uvernet et de Fours ont fusionné et la population est en augmentation. L’inscription d’une partie du territoire dans le Parc national du Mercantour confirme la qualité du patrimoine naturel. Parallèlement, la station de Pra-Loup, créée en 1961, offre, depuis sa jonction avec la Foux d’Allos, un vaste domaine skiable (180 Km de pistes).

Site internet : www.uvernet-fours.fr

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Deux fêtes traditionnelles se déroulent en juillet : N.D. des Lumières à Uvernet et la Sainte-Anne à Bayasse. La randonnée est reine avec le mont Pelat et le Cimet, deux “3 000 m”.Parmi les autres activités : l’ascension en vélo des cols de la Cayolle et d’Allos.

 

Uvernet-Fours (Photo de C. Joulot/PNM)

Uvernet-Fours (Photo de C. Joulot/PNM)

Vallée du Haut-Verdon

De la cité fortifiée au plus grand lac naturel d'altitude d'Europe

Baignée dans la lumière méditerranéenne, la haute vallée du Verdon mêle forêts, cimes, lacs et pâturages. Dans ces montagnes sèches, les pelouses sont pâturées par les moutons et les vaches, le relief est chahuté, les torrents se fraient un passage dans les marnes noires, formant de grands versants ravinés.

C’est dans ce secteur que l’on trouve le lac d’Allos, le plus grand lac naturel d’Europe à cette altitude (2200 m). Creusé il y a 20 000 ans par un glacier, il est cerné de cinq « tours » en grès d’Annot qui culminent à plus de 2500 mètres. Le sommet du mont Pelat (3051 m), fréquenté par aigles royaux, marmottes, hermines, bouquetins, insectes rares…, offre une vue exceptionnelle sur le lac et, par temps clair, permet de voir de la montagne Sainte Victoire jusqu’au Mont Blanc…

Aux multiples facettes, la vallée mêle en plus fermes traditionnelles, stations de sports d’hiver et citées fortifiées telles que Colmars les Alpes… Il y en a pour tous les goûts, de l’histoire naturelle à l’histoire culturelle en passant par la glisse !

Pour en savoir plus :

Vallée du Haut Verdon, site de la communauté de commune du haut Verdon Val d'Allos
Site internet : www.colmars-les-alpes.fr
Site internet du Val d'Allos : www.valdallos.com

Lac d'Allos et Mont Pelat Le lac d'Allos et le Mont Pelat (Photo de JL Pardi / PNM)

Colmars-les-Alpes Colmars-les-Alpes (Photo de E. LeBouteiller / PNM)

A ne pas manquer

  • Colmars-les-Alpes, ses forts et son enceinte fortifiée
  • Lac d’Allos et son sentier de découverte

 

Les Villages de la vallée

Allos

Le pays des 32 chapelles

Le village d’Allos, jadis fortifié, rassemble ses maisons à trois niveaux autour de places dont les fontaines sont alimentées par les eaux du Chadoulin, émissaire du lac d’Allos. Titulaire de quatre paroisses, Allos fut surnommé au XVIe siècle le « pays des trente-deux chapelles ».

La chapelle Saint-Sébastien, du XVIIe siècle, est la plus richement décorée de la vallée, grâce à Pattriti, peintre italien du XIXe siècle.
Si l’élevage ovin et la transhumance concentrent ces dernières années 25 000 ovins sur des pâturages parfois surchargés. A l’orée du XXe siècle, la vallée se tourne vers le ski et tous les moyens sont mis en œuvre pour développer cette activité.

Site internet : www.valdallos.com

Se distraire

Partez randonner autour du Lac d’Allos, le plus grand lac naturel d’Europe situé à une altitude supérieure à 2200m. Vous pourrez y admirer les tours majestueuses de grés d’Annot et le Mont Pelat culminant à 3051m et veillant sur ce lieu magique fréquenté par de nombreux animaux : aigles royaux, bouquetins, marmottes, hermines. Profitez en pour emprunter le sentier de découverte qui vous permettra de mieux comprendre l’histoire naturel de ce territoire.
Téléchargez la carte des randonnées pédestres.
Pour votre culture, partez avec un guide de patrimoine visiter l'église de Notre Dame de Valvert, classée monument historique et découvrir le village d'autrefois.

A noter : Des agents communaux régulent l'accès au parking du Laus (sur la route du lac d'Allos) qui est payant en juillet et août.

Notre Dame des Monts - Lac d'Allos

Notre Dame des Monts, sur la rive du lac d'Allos (Photo de E. LeBouteiller/PNM)

Colmars-les-Alpes

Une ville frontière

Au confluent de la Lance et du Verdon, Colmars dresse ses remparts érigés pour contrer les invasions successives. Celle avec le duché de Savoie car Colmars devient ville frontière dès 1388, puis celles des armées de Charles Quint en guerre contre François 1er, enfin en 1690 la guerre de la Ligue d’Augsbourg contraint Louis XIV à doter Colmars d’un ensemble de fortifications plus développé.
La construction de tours pentagonales sur les remparts, des forts de Savoie et de France donne à cette cité Vauban classée son allure actuelle. Derrière les murs épais, s’abritent de beaux édifices religieux : l’église Saint-Martin et la chapelle Saint-Joseph recèlent des retables classés du XVIIème siècle et une vierge noire sculptée du XIIIème / XIVème siècle.
La visite de la Maison-musée et du chemin de ronde sont incontournables.

Site internet : www.colmars-les-alpes.fr

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Ambiance conviviale et traditions authentiques accompagnent la fête patronale de Saint-Jean Baptiste avec le défilé des pompiers et cantinières en costumes du Second Empire : lors de la fête médiévale, tout est mis en œuvre pour une plongée de plusieurs siècles dans le passé. En été, les randonnées sont variées : cirque glaciaire de l’Encombrette ou lacs de Lignin, mélezin de Ratery ou cascade de la Lance que fréquente le rare tichodrome échelette, oiseau aux ailes carmin tachetées de blanc.

Remparts de Colmars-les-Alpes

Les remparts de Colmars-les-Alpes (Photo de E. LeBouteiller/PNM)

Vallée de la Tinée

De l’olivier aux lacs de montagnes

La Tinée présente un double visage : le sud, profondément méditerranéen, et le nord, totalement « boréal alpin ». Vallée encaissée, la rivière se fraie un passage entre les falaises abruptes aménagées en terrasses, au-dessus desquelles s’étendent forêts et alpages.

Au nord, cernée de sommets parmi les plus élevés du massif, vous pourrez y admirer des lacs et de vastes pâturages. En hiver, certaines de ces grandes étendues laissent place aux sports d’hiver : les pistes de ski sont à vous !
La Tinée est aussi une vallée aux multiples aspects pastoraux. L’élevage s’est installé selon des modes très différents, très tôt dans son histoire. La présence des cols, lieux de passages permanents, laisse supposer que les grands herbages furent rapidement conquis par les hommes.

Pour en savoir plus :

Vallée de la Tinée, site de la Communauté de communes de la Tinée

Site internet : www.cc-tinee.fr

Paysage pastoral en Tinée

Paysage pastoral en Tinée (Photo de P. Arsan/PNM)

 

A ne pas manquer

  • Lacs de Vens
  • Col de la Bonnette
  • Site du Fort de Rimplas et “annexe” de la Frassinéa

Les Villages de la vallée

Valdeblore

Grandeur nature

Haute vallée ample et ensoleillée, le Val de Blore étage trois villages et une station de ski : La Bolline avec ses maisons aux linteaux sculptés et l’église Saint-Jacques-le-Mineur, classée, de style roman ; La Roche à l’architecture alpine, à l’abri de ses remparts et Saint-Dalmas, dont le lacis de ruelles dessert des maisons anciennes. À l’extérieur de l’enceinte, l’église de style roman lombard de l’Invention-de-Sainte-Croix, classée, a été édifiée par les moines de l’abbaye de Pedona au XIe siècle.

La station de ski de La Colmiane s’est implantée au col Saint-Martin.

Au-delà du massif des Millefonts, le hameau de Mollières se niche au creux d’une "vallée sauvage".

Site internet :www.ville-valdeblore.fr

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En plus des fêtes traditionnelles de l’été, une mention doit être faite pour le festival de musique et de la Castagnada, en octobre, avec distribution de châtaignes grillées et de vin chaud.

Si le ski est roi en hiver en particulier à la Colmiane, l’été permet de belles promenades, du massif des Millefonts à la profonde forêt du Cayre Gros, que le parapente permet de survoler.

 

Valdeblore

Valdeblore (Photo de P. Arsan/PNM)

Rimplas

Un des plus ancien village de la Tinée

Perché sur une arête dominant la Tinée, Rimplas est l’un des villages les plus anciens de la vallée ; aux IXe et Xe siècles, il aurait été le siège de la juridiction du comté de la Tinée. Avec ses ruelles pavées et ses andrônes, le village actuel date du XIe siècle. L’église Saint-Honorat conserve un retable de l’école Bréa, ainsi que la cloche la plus ancienne du département.

Construit à la veille de la seconde guerre mondiale, le fort de Rimplas fut un point d’appui essentiel de la ligne Maginot des Alpes du Sud. Il était servi par une importante garnison logée dans de grands bâtiments qui complètent le bâti du village.

Site internet :www.ville-rimplas.fr

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Chaque dimanche de Pentecôte, se déroule la fête du pain et des métiers de bouche, tandis que la fête patronale de la Saint-Roch a lieu le 15 août.

Outre le sentier GR 5 qui conduit au coeur du Parc national du Mercantour, de beaux circuits pédestres sont balisés. En hiver, la station de La Colmiane, toute proche, permet la pratique du ski.

 

Eglise de Rimplas

L'église de Rimplas (photo de P. Pierini/PNM)

St-Sauveur sur Tinée

Rencontre de la Vionène et de la Tinée

Implanté dans un méandre de la Tinée endiguée pour lutter contre les crues, Saint-Sauveur est formé de hautes maisons anciennes, dont quelques-unes ont conservé leurs toits d’ardoises ; les façades sont ornées de beaux linteaux de porte (celui de la famille Blanqui date de 1610) et d’insignes de métiers de compagnons (l’un de 1594). Le four à pain et le moulin rappellent la vie d’autrefois. Au détour des ruelles tortueuses, l’église Saint-Michel (XVe siècle), dotée d’un clocher roman lombard classé, abrite un retable de G. Planeta (1583), un des derniers peintres de la période gothique.

Site internet : www.saintsauveursurtinee.fr

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La deuxième semaine de juillet, la fête patronale se déroule dans l’ambiance typique qui caractérise les hautes vallées des Alpes-Maritimes.

De belles randonnées se font vers le mont Saint-Sauveur (2 711 m), vers le hameau de Mollières ou en descendant la Tinée vers le hameau d’Abeliera.

Un gîte d’étape au village permet aux randonneurs de s’arrêter sur le sentier GR 5 et GR 52a qui, venant du plateau de Longon, grimpe vers Rimplas.

 

St Sauveur-sur-Tinée

Le village de St Sauveur-sur-Tinée (Photo de P. Pierini/PNM)

Roure

Entre alpages et forêt

Balcon au-dessus des vallées de la Vionène et de la Tinée, Roure est un village ancien, notamment les granges de schistes violets aux toits de lauzes (XVIIe et XVIIIe siècles). L’église Saint-Laurent, avec un polyptique attribué à F. Bréa, et la chapelle Saint-Sébastien, aux peintures murales d’A. de Cella (1510), sont classées.
Récemment, l’alpage de Longon a retrouvé sa vocation. Un troupeau de quatre cents brebis mères et leurs agneaux y estive, ainsi que des vaches tarines, dont la production laitière permet de fabriquer à nouveau la réputée tomme de Roure.

Site internet : www.roure.fr

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La fête de Valabres en mai, de Tiecs en juillet, la fête patronale de la Saint-Laurent en août et la fête des châtaignes en octobre, sont très conviviales.

Pour les randonneurs, un refuge offre le gîte et le couvert au plateau de Longon pendant la période estivale.
Créé en 1988, l’arboretum M. Kroenlein présente les essences de l’étage montagnard, ainsi que des collections de joubarbes, rosiers sauvages, genévriers et érables.

 

Roure

Roure (Photo de D. Faure/PNM)

Roubion

Le village des fontaines

Spectaculaire village d’adret, Roubion est adossé à des barres rocheuses qui le protègent des vents froids. Au détour des ruelles étroites qui serpentent entre les maisons anciennes à l’architecture montagnarde, des fontaines, à l’instar de celle du Mouton (XVIIIème siècle), animent les placettes. Des vestiges de remparts et de portes du XIIe siècle, ainsi que les ruines du château, classées, témoignent des conflits entre la Savoie et la France. En contrebas du village, la chapelle Saint-Sébastien, classée, contient des peintures murales anonymes du XVIème siècle.

Site internet : www.roubion.com

Se distraire

Le pèlerinage de la Sainte-Élizabeth à Vignols et de nombreuses animations jalonnent l’été à Roubion. Des randonnées contrastées mènent vers le plateau de Longon, le mont Mounier et les alpages du col de la Couillole ; elles peuvent être l’occasion d’observer des gypaètes barbus en vol puisque c’est sur cette commune que s’est déroulée l’opération de Réintroduction de ce rapace.

En hiver, la station des Buisses offre ski alpin et nordique dans une ambiance familiale tandis que la commune s’est diversifiée vers les activités estivales avec un centre de VTT, une via ferrata, de l’escalade, du canyonning, des sentiers patrimoine.

 

Roubion

Le village de Roubion (photo de P. Pierini/PNM)