La Chouette de Tengmalm

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Aegolius funereus

Ordre des Rapaces nocturnes

Famille des Strigidés


Tant sa discrétion est grande, il est difficile de pouvoir l’observer. Ce n’est guère qu’au printemps que son chant saccadé et sonore trahit sa présence de façon bien imprécise, tant les séries de hou ! hou ! portent loin dans le silence de la forêt montagnarde.

Chouette de Tengmalm La Chouette de Tengmalm (Photot de G. Deluermoz)

Comment la reconnaître ?

Ses grands yeux jaunes cernés de noir en fond la réputation de ce rapace si mystique. Son plumage brun foncé tacheté de blanc dessus participe à la difficulté de son observation parmi branches et feuillages : encore une stratégie de camouflage pour échapper à ses prédateurs et mieux surprendre ses victimes.

Biologie et comportement

Comme la plupart des rapaces, elle chasse la nuit. Elle se nourrit essentiellement de petits mammifères tels que des mulots, campagnols, musaraignes et parfois des oiseaux.

Alors que sa vision est excellente, elle possède une ouie extrêmement développée lui permettant de repérer ses proies avant même de les voir.

Où la trouver ?

Principalement dans les massifs boisés au climat froid des étages montagnard et subalpin. On la rencontre, toutefois, souvent dans les mélézins de 1 000 m jusqu’à 2 200 m d’altitude dans toutes les vallées du Mercantour. Cherchez bien ! Son logement de prédilection est les cavités naturelles des arbres ou les trous laissés vacants par le Pic noir.

Espèce ressemblante

Son ventre blanc maculé de noir et ses yeux cernés de noir la distinguent bien des autres chouettes.

Statut de protection

Protection intégrale au niveau national (arrêté modifié du 17 avril 1981).