Lézarder...

La chaleur printanière réchauffe enfin les sols en montagne. Pour bon nombre d’espèces, il est grand temps de se réveiller.

Les animaux à sang froid (poïkilotherme) peuvent se réchauffer et ajuster leur température en restant plus ou moins longtemps au soleil, c’est la thermorégulation, pratiquée par les serpents et lézards. Ce couple de lézard des souches (Lacera agilis) se dore la pilule devant son trou, dans le vallon du Lauzanier (Larche). Après l’accouplement le mâle, reconnaissable à sa coloration verte, reste toujours près de sa femelle pour éviter qu’un concurrent ne vienne la féconder.

Lézard des souches (Photo de F.Breton/PNM)Lézard des souches (Photo de F.Breton/PNM)

Le lézard des souches est en régression dans de nombreuses régions françaises. Dans le Mercantour, il est assez rare et n’est présent que dans les alpages subalpins de l’Ubaye, de la Tinée et du Verdon. Contrairement à ce que son nom scientifique suggère (« agilis »), il n’est pas très rapide et, lorsque l’on est dans son habitat, il peut donc être facile de l’observer.